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La structure de Protection nationale, pour qu’elle puisse servir en cas de crise ou de guerre, doit exister et fonctionner en temps normal. Cette structure doit en effet être rodée et bien connue par les responsables et la population pour qu’elle fonctionne sous un temps de réaction court et sous le poids des responsabilités accrues, l’enjeu étant la sécurité du pays et de sa population.
Il est d’autre part primordial que les mesures, actions et réactions des différents intervenants soient coordonnées afin d’éviter le double emploi ou pire, l’équivoque voire même le chaos. En effet, tout manque de coordination préalable à l’intervention, qui, elle, se fera sous la pression de la menace et du temps, risque de se multiplier pendant l’action et ce au détriment de la protection. Il serait erroné d’admettre que les manques de coordination et de planification puissent se rattraper au courant de l’opération.
Notre structure de protection nationale a besoin de quatre piliers, à savoir :
- une structure de décision et de commandement.
- une structure de planification et de coordination.
- une structure de forces.
- une structure de soutien.
La logistique de même que les ressources humaines et les moyens des intervenants, donc leurs structures de soutien et de forces doivent être garanties par leurs structures respectives existantes, quitte à être coordonnées au besoin et renforcées soit mutuellement, soit par des moyens logistiques nationaux. Pour ce qui est des moyens de garantir la gestion des crises, force est de reconnaître que, mis à part ceux de la protection civile, nos ressources nationales, humaines et matérielles, atteignent très vite leurs limites et ce pendant la phase de prévention, de même que et peut-être surtout pendant la phase d’action et de réaction. Nous avons besoin d’une réserve en personnel et en matériel qui permettrait d’augmenter les forces actives de la police, des douanes et de l’armée.
L’autorité de décision et de commandement est entre les mains du Conseil ministériel de la Protection nationale (CMPN), qui en fonction de la nature de la crise à gérer et de l’urgence des mesures à prendre peut se réunir sous différentes formations. Ainsi et à titre d’exemple, l’une de ces formations pourrait-elle avoir une composition du type Comité permanent de Sécurité (CPS) qui avait été créé par arrêté ministériel du 27 janvier 1975.
La structure de planification et de coordination est dirigée par un forum permanent de consultation, de coordination et de planification appelé le Conseil supérieur de la Protection nationale (CSPN), le Haut-commissariat à la Protection nationale (HCPN) ayant la responsabilité de le faire fonctionner. Le HCPN, qui participe à la planification à l’échelon de la structure nationale, sans s’immiscer dans la planification et les opérations propres aux intervenants, trouve sa raison d’être dans la coordination nécessaire afin de mettre les différents corps, opérants dans le cadre de la protection nationale, sur un même dénominateur commun en matière de préparation, de planification et de procédure de mise en vigueur.
Alors que le CSPN se limite à la planification générale, visant l’aspect global de la protection nationale, des comités assurant la planification spécifique dans les différents domaines de la protection nationale tels que la sécurité intérieure, la santé, les télécommunications, le transport etc, s’imposent. A cet effet, des Comités nationaux (CONAT) de consultation, de coordination et de planification, éventuellement interministériels et civilo-militaires, sont créés.
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