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Il faut distinguer entre la gestion externe des crises, auxquelles le Luxembourg participe tant pour la gestion civile que pour la gestion militaire et la gestion interne des crises voire la gestion des effets d’une crise externe ou attaque sur le Luxembourg.
Dans la gestion externe des crises, il s’agit d’opérations de secours d’urgence, d’aide humanitaire, de police, de maintien comme de rétablissement de la paix hors du territoire national. Des départements ministériels, des organisations civiles, non gouvernementales, la police grand-ducale et l’armée sont sollicités.
Tout en tenant compte des principes suivants, la structure de base pour la gestion interne des crises est celle de la Protection nationale.
Principes :
- Tant que la gestion d’une crise n’est du ressort que d’un seul ministère, le HCPN n’est en principe pas sollicité. Son rôle de coordinateur ne commence qu’à partir du moment où plus d’un ministère seraient confrontés à la crise.
- La préparation opérationnelle et logistique de chaque administration ou service publique intervenant sur le terrain, reste la responsabilité de ce dernier. Le HCPN ne se substituera à aucun moment à l’un des intervenants sur le plan de la gestion des crises. Chaque corps gardera ses propres responsabilités dans ses subordinations actuelles.
- Ce concept ne tient pas directement compte des secours d'urgence en cas de catastrophe naturelle, ni d'accidents de grande envergure puisque le champ d'action vise plutôt la coordination interministérielle en matière de gestion de crise à l'échelon national, englobant les mesures de prévention et de protection contre les effets de toute menace, armée ou non, qui porterait atteinte au fonctionnement normal du pays et la sécurité de la population.
- Le domaine de la planification logistique nationale quant aux stocks de denrées alimentaires et de carburants, aux moyens de transport, aux moyens et infrastructures médicales etc. n’incombe pas au HCPN puis qu’il reste du ressort des ministères respectifs. Les données y relatives entreront cependant dans la coordination nationale pour la gestion des crises.
Eu égard aux principes énoncés ci-devant, les domaines suivants sont considérés en général comme piliers de la gestion civile et militaire des crises internes :
- la prévision, la surveillance et la prévention,
- la sécurité des infrastructures critiques et vitales,
- la sauvegarde des institutions nationales et de la fonction gouvernementale,
- la protection et l'assistance aux populations,
- l'organisation des secours et des soins,
- la restauration et le retour à l’état normal.
Les tâches principales en protection nationale peuvent être résumées comme suit :
« Détecter, prévenir, se préparer à contrer, se protéger contre, répondre à et recouvrer des effets d’une crise externe ou d’une attaque sur le pays. »
La Protection nationale dans ses efforts de s’opposer aux effets des crises peut s’inscrire dans quatre phases. À savoir :
- La phase de planification et de préparation (exercices). Cette phase, hors de toute menace, comporte la coordination entre tous les acteurs sur la scène de la protection nationale.
- La phase de surveillance et de prévention. Durant cette phase, lors de laquelle une menace potentielle directe ou indirecte émerge, il s’agira d’en surveiller l’évolution et d’activer des mesures de prévention nationales, greffées si besoin en est sur les mesures de l’UE, voire de l’OTAN.
- La phase d’action et de réaction. Alors qu’une menace directe est identifiée, des actions de protection concrètes seront déclenchées. Des opérations de réaction seront prêtes à être déclenchées au cas où la prévention et la protection auraient échoué.
- La phase de gestion des conséquences et de retour à l’état normal.
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